Allez comprendre !

Il y a eu un cours qui a retourné un couteau dans une vieille plaie jamais refermée, et puis il y a eu un film qui m’a rappelé combien je ne supporte plus de passer une journée sans la serrer dans mes bras, sans l’entendre et sans sentir son souffle contre ma peau.

moi.jpgCe qui me dérange le plus dans les sentiments, c’est qu’ils ne s’expliquent pas, on les subit et on fait tout pour que tantôt ils disparaissent ou pour que tantôt ils demeurent intacts à jamais. Or ce n’est jamais vraiment possible.
Ces poussées d’émotions sont incontrôlables comme les larmes qui sont sorties, en conséquence. Il y a quelque chose dans ma vie que j’ai dû manquer, et autre chose que j’ai trouvé sans trop de difficulté. D’un côté je cherche sans plus y croire les raisons de mon malheur, de ce qui m’a rendu ainsi, de tout mes actes manqués. Le pourquoi est un mot qui amène plus de portes que d’ouvertures. De l’autre côté il y a l’amour que je n’ai plus à chercher, mais que je veux à tout prix garder intact. Sans Elle, sans cette démineuse hors-pair, je serais encore en train de me morfondre sur la vie, tendu comme une crampe, les nerfs à fleur de peau et raide comme une planche.

Il y a eu un cours qui a retourné un couteau dans une vieille plaie jamais refermée, c’était un cours de psychologie du handicap en fac de kiné à Louvain-La-Neuve, première année, sur la sclérose en plaque. Puis il y a eu un film qui m’a rappelé combien je ne supporte plus de passer une journée sans la serrer dans mes bras, sans l’entendre et sans sentir sons souffle contre ma peau. C’était un long dimanche de fiançailles, à Bruxelles, j’étais seul dans l’appartement.

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