De l'encre sur les mains
Certains ont du sang sur les mains, d’autres ont des rides. Les miennes sont tachées d’encre. D’abord parce que je suis maladroit et peu soigneux, ensuite parce que j’ai beaucoup à écrire et peu à dire. C’est ainsi, condamnés à écrire sont ceux qui ne savent pas dire, exprimer leur vécu et leurs souvenirs.
Oscar Wilde disait : « La différence entre la littérature et le journalisme, c’est que le journalisme est illisible et que la littérature n’est pas lue ».
L’idéal, c’est d’écrire avant tout pour soi, pour faire sortir les choses, pour s’épancher. L’écrivain, tout amateur qu’il soit, transpire l’encre. Elle est mémoire, elle hurle et elle raconte quelque chose. Elle exprime une vie, une vue, une haine, un regret, une mort, de l’amour… Ce sont des carnets souillés d’idées et de courbes, tachés d’histoires et de récits qui s’entassent en nous-mêmes. Et lorsqu’on ne trouve pas le moyen ou la force de les partager, parfois on finit par vraiment les copier sur du papier, sur un blog, dans un livre.
Vous savez quoi ? L’encre, ça tache, ça marque une vie à jamais.

photo credit: lecanu mickael
photo credit: hbron


