Facebook, un avis sur le phénomène
J’imagine que vous avez tous entendu parler de Facebook, si toutefois vous n’y êtes pas déjà inscrits… Tout le monde squatte sur ce « réseau social » créé à la base par deux étudiants d’Harvard pour leur école, y compris moi. Ce qui tua l’intérêt de Facebook et qui le fit par la même occasion prendre une telle ampleur (surtout en terme de recette grâce aux investissements publicitaires), c’est probablement son ouverture à tous et sa traduction en français.
Au début, il y avait nous, les pionniers. Nous l’utilisions à des fins de test, à des fins professionnelles ou encore pour rencontrer des gens intéressants un peu partout. Et puis il y a eu cette traduction française (à discuter, ils n’ont pas pu traduire « to poke ») et nous avons tout de suite vu toutes nos connaissances vous ajouter à leurs amis (cercle dans lequel vous n’avez d’ailleurs jamais fait partie), parce qu’elles se sont inscrites les unes après les autres, pour suivre la mode. Ah, il est fini le temps béni où une invitation perdue en anglais rebutait les gens un peu plus bêtes. Loin de l’idée de faire de l’élitisme, mais l’atout de Facebook était justement son côté international et ouvert à tous. Depuis que le site est en français, je ne reçois que de la pollution, du pourriel, des courriels très ennuyeux m’invitant à regarder un nouvel événement totalement inintéressant sur mon compte : ils appellent ça des « applications ». Vraiment, depuis que c’est en français, je ne prends même plus la peine de communiquer avec les gens. J’ai mon compte, voilà tout. Heureusement, mon compteur d’amis ne cesse d’augmenter, on se sent dans le coup… ou pas.
L’engouement est sans précédent. Nombreux sont ceux qui passent leur vie dessus au boulot, au réveil, à la pause midi, le soir, la nuit… à passer dix mille tests pour savoir quel super héros, quelle pizza, quel type de plume ils sont. Après ces nouveaux fans qui testent toutes les applications et créent ou rejoignent trente-six groupes pour montrer qu’ils sont contre le port de la cagoule chez les trains en retard, pour signer une pétition et espérer ainsi protéger les données privées qu’ils étalent eux-mêmes au grand jour ou encore pour tenter de battre le record du plus long parapluie du monde. Bref, après ça, y a les blasés : Ceux qui ont tout vu, tout connu sur le net et qui n’acceptent aucune invitation, ne font aucun test, acceptent à peine les ajouts d’ami, lisent une notification sur dix… et pourtant, y trouvent, malgré eux, une utilité à ce site : celui de renouer contact avec le monde extérieur.
C’est vrai, sur Facebook tu connais tous les anniversaires, tu revois de vieux potes avec qui t’as eu ta première couche, tes premiers boutons, ta première quiche. Tu apprends que Marie a rompu avec Cédric pour se taper en relation libre et compliquée avec Amandine. Tu sais maintenant que Jean-Marc est occupé à se curer le nez pendant qu’Adrien est aux toilettes (alors que ça fait deux heures qu’il n’a pas changé son état). Non, franchement, avec Facebook, tu apprends tout, c’est cool.
Peu importe quel utilisateur tu es, il faut savoir qu’en t’inscrivant sur ce réseau, tu es soumis aux paparazzis, aux ragots, le tout photos à l’appui. C’est vrai, depuis que t’es sur Facebook, tout le monde est au courant que le 15 juillet 2001, t’avais la tête dans le cul, tout le monde sait le papillon de nuit imbibé d’alcool que tu deviens au coucher du soleil, la tête que t’as le matin quand tu essaies de te réveiller. C’est un peu raté pour faire des rencontres, malgré que tu sois noté comme célibataire, à la recherche de rencontres, de femmes, et même d’hommes, tellement tu es désespéré et malgré le fait que tu dépasses tous tes potes au test du plus bel orteil et que tu ressembles à 78 % à Brad Pitt.
La vie est rude, même sur Facebook. Alors, toi aussi tu es sur Facebook ? Dis-moi combien d’amis as-tu ?



Et bien nous sommes d’accord sur beaucoup de choses concernant Facebook
Article très sympa en tout cas. Et un blog de plus dans mes favoris !