Foncer contre un mur
Il y a des personnes avec lesquelles on butera toujours, parce qu’elles ont eu une vie minable et qu’elles pensent que leurs proches doivent vivre leur calvaire pour comprendre leur situation, parce qu’elles font en sorte de vous culpabiliser pour tout et pour rien, de sorte que votre propre vie vous paraît une longue suite d’actes manqués. Elle vous ferait tout regretter, jusqu’à accepter une invitation au restaurant…
Mais c’est fini, je m’insurge, depuis longtemps déjà je résiste. Il est loin le temps où je me laissais guider par ces faux reproches et par ces paroles de martyres. Je ne suis responsable de rien, je n’ai rien demandé à personne, jamais, et personne n’a à rien me demander, jamais. Les choses sont claires, les choses sont dites. Je n’ai jamais demandé à être là et maintenant que j’y suis, j’y reste. Ma vie, elle est bien entre mes mains et j’irai à tous les restos qui me plaisent, faire toutes les activités et tous les voyages qui me plaisent, je dépenserai tout l’argent qu’il me plaira et je vivrai la galère que j’aurai choisie, quoi qu’en pense Jule, Berthe et Monsieur le Curé. Parce que les gens qui ne changent pas sont des gens qui se meurent petit à petit, parce que je ne veux pas être de ceux-là, parce que j’ai une vie à vivre, parce qu’aucune autre raison ne justifie ce que j’ai pensé toute ma vie de moi-même.
Qu’on me mette les yeux en face des trous est une chose, qu’on m’étouffe dans la culpabilité de ne pas vivre auprès d’elle et pour elle, je dis non, c’est FINI !


