Google lance Chrome, son navigateur (seconde partie)
Vous n’avez pas lu la première partie de l’article présentant le test de Chrome ? C’est par ici !
Que dire de Google ?
Après son moteur de recherche révolutionnaire, où Google se targue de vous offrir le résultat correspond à votre requête via le bouton « J’ai de la chance », après l’excellente messagerie Gmail, où Google bouscule ses concurrents en annonçant à leurs utilisateurs qu’ils n’auront plus jamais besoin de supprimer le moindre courrier, après Google Earth et Google Map, la solution de cartographie mondiale, après Google Analytics, le seul outil de récolte de données aussi puissant et gratuit pour les internautes, après Google AdSense, devenu aujourd’hui la première régie publicitaire en ligne au monde, après Google Docs, après Google Agenda, après Blogger, après Picassa et puis Feedburner (qui va bientôt changer d’ailleurs pour mieux s’intégrer à Google)… Google nous habitue à de la qualité et tisse peu à peu une toile cohérente d’applications nécessaires aux internautes, qu’ils façonnent internet à travers leurs sites web ou qu’ils le consomment chaque jour. Google se fait l’allié des internautes et prends clairement position dans ce sens, en proposant par exemple de contrer le monopole de Windows en soutenu financièrement beaucoup de projets libres, en menaçant de trouver une astuces pour contrer la surveillance des fournisseurs d’accès à Internet, etc. Mais si Google tend à offrir l’accès universel à l’information et le fait grâce à une suite d’outils très innovants, puissants et diablement utiles, elles le fait souvent en concentrant entre ses mains vos données personnelles, très utiles pour les publicitaires. Le slogan de Google est No Evil, mais le risque est bien là, alors, doit-on craindre Google où l’encourager à aller toujours de l’avant, toujours plus loin, toujours plus fort, comme il le fait en ce moment ?
Conclusion
En tout cas, l’essentiel, le fonctionnel et le performant, voilà les maîtres mots de Google, qui ont su s’imposer devant tous les concurrents. Après avoir mis à genou Yahoo! dans le domaine de la publicité et de la recherche, ainsi que Microsoft, Google s’attaque à la base, comme l’a fait Microsoft, pour imposer ses produits aux internautes et a trouvé le meilleur moyen de procéder. D’abord, la firme a soutenu la Fondation Mozilla et son navigateur libre, Firefox, pour casser le monopole d’Internet Explorer. Maintenant que c’est chose faite, que l’utilisateur est familiarisé à la concurrence dans ce domaine (avec l’arrivée de Flock, d’Opéra, de Safari,…), Google prépare le lancement son produit, Chrome, qui, bien évidemment attirera de nouveaux utilisateurs vers la messagerie Gmail, vers son moteur de recherche et tous les autres services qui sont d’ores et déjà interactifs et qui le seront plus encore à l’avenir, à en voir l’arrivée tout récente de Chrome. Microsoft doit Fulminer, on lui fait le coup du piégeur piégé, et c’est Google qui veut jouer ce pied de nez à la firme de Redmond !
Cela dit, les jeux sont loin d’être fait. Il faut pour cela que Chrome s’impose aux internautes, et même si Google fait office de challenger face à Microsoft et à le vent en poupe avec une image moderne, innovante, rassurante pour les internautes et de gendarme pour les défenseurs du logiciel libre, n’oublions pas que le succès de Google risque de lui nuire, comme c’est le cas actuellement avec Microsoft. Enfin, si utiliser tous les services Google est probablement être une source de satisfaction et de productivité sans conteste, cela représente aussi de risques concernant vos données, concentrées exclusivement entre les mains d’une seule société, Google la toute puissante.



Ce sera peut-être bien c’est clair, mais cela va être difficile aussi de me faire quitter Firefox.