Iraq, 5 ans et quel avenir ?
À cinq ans, on a toute la vie devant soi et tous vous imaginent un avenir prometteur. Il n’en est pas de même pour tout le monde. Cela fait cinq ans que Mister Bush s’est démené pour envahir l’Iraq, persuadé qu’il était de pouvoir convaincre le monde entier de le suivre dans sa folie. Son objectif (officiel) : libérer le pays de son dictateur et désarmer le pays des armes de destruction massive. C’est chose faite, bien qu’on n’ait retrouvé aucune trace d’arme de ce genre (et ça, même l’administration Bush et les meilleurs dirigeants militaires n’ont pu prouver le contraire). Alors, à quoi bon rester ? Assurer la sécurité du pays, évidemment. Ah moins que ce ne soit celle des puits de pétrole, mais je n’oserais m’aventurer sur le terrain dangereux des hypothèses, vous savez comme moi qu’on a tous nos réponses, et que d’autres sont évidentes mais tacites. En tout cas, ça doit bien valoir les près de 4000 boys qui y ont perdu la vie.
Et ces hommes qui donnent leur vie pour leur patrie, qu’ont-ils donc commis pour s’attirer la haine d’un peuple qui a déjà tant souffert ? Les séquestrations ne sont peut-être qu’une partie immergée de l’iceberg, saura-t-on jamais. Et puis ces Européens qui ne sont pas partis en guerre, qu’ont-ils fait pour l’empêcher ou pour empêcher leurs confrères (anglais, allemands, italiens, espagnols…) d’y participer ?
Boy, retiens bien ceci : bien mal acquis ne profite jamais. Qui frappe par l’épée périra par l’épée, c’est bien connu. Si j’étais à ta place, je prendrais peur. Peur pour ma vie, peur pour mon pays et pour mes enfants qui auront à faire face tôt ou tard à une haine mondiale tenue au silence depuis trop longtemps. Les feux qui couvent sont plus dangereux que les incendies passagers.
Et si on faisait fi des discussions inutiles de fond et de forme, car tandis que les uns analysent la situation et que les autres bataillent sur les chiffres, je n’entends que trop rarement la seule chose à dire avec certitude : cette guerre, une fois de plus, n’a rien apporté de meilleur et l’occupation doit cesser au plus vite. Le reste, c’est de la tergiversation, des pages de journal qui font tourner l’économie et qui calment les gens. La populace aime se gaver de lecture fraîche chaque matin. Je me fiche pas mal des pertes américaines, les gars qui ont été assez stupides pour y aller l’arme au point peuvent bien se fendre la… le casque par là.
Ce qui me mine, c’est qu’une fois de plus, le conflit se résume à des pertes humaines, à des sévices sur la population et à l’oppression des faibles, les civils.
À chaque balle, à chaque bombe qui saigne la chair humaine à vif, à chaque vie qui s’évade, à chaque famille déchirée, c’est un monde qui disparaît, entraînant avec lui de la connaissance, mille idées, mille projets et mille sentiments. La mort d’un homme est un gâchis impardonnable. On me parle du mépris de la vie dans certaines cultures. Je bouillonne. Je ne connais pas de société qui méprise autant la vie que la nôtre, se régalant du sang qui coule pour fabriquer ses billets et faire rouler ses véhicules.
Boys go home !
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“Et puis ces Européens qui ne sont pas partis en guerre”
Il y a pas mal de soldats polonais.