Vous avez dit un drapeau belge ?
Mati, notre chère cokoteuse vénézuélienne, est rentrée chez elle après avoir passé un an à nos côtés au Louvain-li-Nux (Louvain-la-Neuve). Nous cherchions – à la dernière minute, pour ne pas changer – un cadeau pour son départ et nous nous étions finalement dit qu’un drapeau belge, signé de nos propres mains, pourrait être un chouette présent et surtout classe à afficher chez soi, à l’autre bout du bout du monde. Soit, l’idée lancée, nous nous sommes mis à la recherche dudit drapeau. Résultat : nous avons parcouru trois scouteries, huit magasins de textile, un poste de police, un stock américain et perdu plus de deux heures pour réaliser que la Belgique était un non pays, composé de citoyens non patriotes et totalement désintéressés par les rares symboles nationaux représentant encore cet État fantoche. Je vous assure, il est impossible d’obtenir le drapeau belge en moins de dix jours, sans le réserver, quand bien même le monde prendrait fin demain…
Heureusement que j’avais gardé au frais une dernière précieuse Chimay dorée – d’une rare saveur – pour souhaiter bon voyage à notre étudiante Erasmus préférée. Morale de l’histoire, si dans notre Belgique fédérale, morcelée et disparate on manque de drapeaux belges, heureusement que les classiques soirées festives, frites, bières et chocolats ne viendront jamais à manquer, sinon nous n’aurions plus qu’à nous pendre.



Oui sans oublier les guindailles étudiantes, les bleusailles et tout le flokore belge qui fait de ce pays un pays sociable et festif, joyeux malgré les tensions de certains flamand et wallons, je suis français, j’ai fais mes études ici et finalement je reste encore un an ou deux, dur dur de quitter Namur ^^
A+